Transférine déficiente en carbohydrate (CDT)

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La consommation d’alcool est de plus en plus banalisée dans de nombreuses régions du monde. Mais elle peut avoir de graves conséquences si elle devient trop fréquente ou trop importante.

Pour savoir si une personne est alcoolique chronique, il existe des tests. Le dosage de la CDT en est un fiable. On vous en dit plus.

CDT : de quoi s’agit-il ?

La CDT (ou Carbohydrate Deficient Transferrin, Transférine déficiente en carbohydrate) est une glycoprotéine qui assure le transport du fer dans l’organisme :

  • son dosage, de type radio-enzymatique, permet de rendre compte de la consommation d’alcool ;
  • il s’agit d’un marqueur de la consommation chronique, régulière et excessive d’alcool ;
  • il permet de suivre l’abstinence et de diagnostiquer une rechute chez une personne alcoolique ;
  • la demi-vie de la CDT, c’est-à-dire le temps nécessaire pour réduire le taux sanguin de moitié, est d’environ 2 semaines.

Le dosage des gamma-GT (ou gamma glutamyl-transpeptidase) permet aussi de révéler une consommation chronique d’alcool. Mais leur taux augmente dans de nombreuses autres pathologies n’impliquant pas l’alcoolisme. Voilà pourquoi le dosage de CDT est plus spécifique.

Variation du taux de la CDT

Normalement, le taux de la CDT doit être inférieur à 1,7 % :

  • Une consommation d’alcool comprise entre 50 et 80 grammes par jour pendant au moins une semaine entraîne une augmentation de la CDT dans le sang.
  • 2 à 4 semaines après l’arrêt de la consommation d’alcool, la CDT retrouve un niveau normal.
  • Plusieurs facteurs sont susceptibles de faire varier la CDT :
    • le type de consommation d’alcool ;
    • la qualité d’alcool consommée ;
    • le sexe du patient, les femme présentant un taux plus élevé ;
    • ou encore la grossesse (et principalement après le premier trimestre) ;
    • au contraire, la consommation modérée d’alcool, l’alcoolisation aiguë, le tabac, mais aussi la prise de médicaments n’ont pas d’influence sur le taux de CDT.

On peut observer des faux positifs, dans des cas d’insuffisance hépatique sévère par exemple, ou de pathologie congénitale rare.

Pour aller plus loin :