Alcoolisme chronique

Écrit par les experts Ooreka

L'alcoolisme est une réelle maladie qu'il faut prendre au sérieux. Pour la combattre et la soigner, il est important de la comprendre. Ainsi, il faut savoir que l'on distingue deux formes d'alcoolisme : l'alcoolisme aigu et l'alcoolisme chronique.

Qu'est-ce que l'alcoolisme chronique ?

L'alcoolisme chronique ne saute pas forcément aux yeux car le buveur, habitué à sa dose journalière, arrive à « tenir » l'alcool. À l'inverse de l'état de l'alcoolisme aigu qui entraîne vite le buveur vers un état d'ivresse manifeste aux yeux de l'entourage.

L'alcoolisme chronique s'accompagne souvent chez le buveur de symptômes de manque dès lors qu'il n'a pas sa dose habituelle et faire un repas où il n'y a que de l'eau peut vite le mettre en difficultés. Lorsqu'il y a alcoolisme chronique, il y a aussi alcoolodépendance. L'alcool devient une addiction.

Comment reconnaître l'alcoolisme chronique ?

Alcoolisme chronique

L'alcoolisme chronique est le résultat d'une consommation régulière de boissons alcoolisées en quantité importante. Même si les doses ingurgitées ne sont pas forcément démesurées, elles dépassent le seuil recommandé par l'OMS, à savoir :

  • Pour un homme : plus de 3 verres par jour.
  • Pour une femme : plus de 2 verres par jours.
  • Respecter un jour par semaine sans alcool.

Au-delà de ces quantités, on parle d'alcoolisme chronique : le buveur met alors sa santé en réel danger.

À l'inverse de l'alcoolisme aigu, l'alcoolisme chronique peut être difficile à détecter par l'entourage. En effet, habitué à sa consommation quotidienne, le buveur ne présente pas ou peu de symptômes d'une alcoolisation excessive.

Il faut savoir que l'alcoolisme chronique est une addiction et qu'elle peut donc s'accompagner de signes de manque.

Conséquences de l'alcoolisme chronique

Les conséquences néfastes de l'alcoolisme chronique sont nombreuses. Au quotidien, le buveur peut ressentir des nausées, tremblements, maux de tête, une fatigue générale et une sensation de bouche « pâteuse ». En état de manque, certaines personnes sont même capables de se rabattre sur n'importe quel produit alcoolisé (parfum, désinfectants, etc.).

Au-delà de ces « désagréments », les conséquences peuvent être beaucoup plus graves :

  • Conséquences physiques :
    • cancers ;
    • cirrhose ;
    • pancréatite ;
    • hypertension ;
    • maladies cardio-vasculaires.
  • Conséquences psychologiques :
    • perte de la notion de ce qui est important, en raison de l'obsession de la dose d'alcool nécessaire ;
    • démotivation ;
    • dépression ;
    • violence inhabituelle ;
    • troubles de la mémoire ;
    • delirium tremens.

Comment soigner l'alcoolisme chronique ?

Si le buveur a conscience qu'il prend des risques pour sa santé, il peut, de lui-même, vouloir s'en sortir et entamer un sevrage autonome. Malheureusement, les chances de réussite de ce type de sevrage sont faibles : seulement 5 % des alcooliques chroniques se soignent durablement de cette manière.

Sevrage médical

Statistiquement, la solution la plus efficace est donc d'entamer un suivi médical, qui permettra de diminuer les effets secondaires du sevrage (tremblements, sueur, etc.) et ainsi d'éviter les risques de rechute.

Voici les étapes des premiers jours d'un sevrage « type » :

  • Prise en charge par un médecin.
  • Boire entre 1,5 et 2 litres d'eau par jour.
  • Administration de benzodiazépine à forte dose pendant les 48 premières heures du sevrage.
  • Administration de vitamine B1.
  • Diminution des doses de benzodiazépine pendant 10 jours.

Dès le 3e ou 4e jour les bénéfices se font ressentir : la fatigue s'estompe et l'appétit revient.

Mais attention : le sevrage n'est pas fini. Pour éviter une rechute, le suivi médical doit être poursuivi pendant plusieurs années. De plus, des médicaments peuvent vous être prescrits par un médecin si certaines étapes vous semblent difficiles.

Accompagnement

Les groupes de paroles comme les Alcooliques anonymes peuvent également être bénéfiques.

Surtout, le rôle des proches en matière d'alcoolisme chronique est très important. Il faut comprendre que l'alcoolisme est une maladie. Comme il s'agit d'une dépendance, il ne sert à rien de sermonner le buveur : il a avant tout besoin d'un accompagnement médical et d'un soutien moral.

Attention : même après de longues années d'abstinence, un ancien alcoolique doit à tout prix éviter de boire un verre d'alcool. Il existe un réel risque de rechute.


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