Alcoolisme mondain

Écrit par les experts Ooreka

Il existe un bon nombre d'occasions de boire de l'alcool : anniversaire, fête, événement heureux, etc. Mises bout à bout, ces occasions peuvent très rapidement nous amener à consommer de l'alcool tous les jours, et à flirter avec la dépendance : on parle alors d'alcoolisme mondain.

Alcoolisme mondain : définition

L'alcoolisme mondain, aussi appelé alcoolisme ménager ou convivial, se caractérise par une alcoolisation faible mais quotidienne, n'entraînant pas de sentiment de dépendance.

  • On parle d'alcoolisme mondain lorsque la consommation de boissons alcooliques atteint plusieurs verres par semaine (presque tous les jours).
  • Nous serions près de 4 millions en France à être concernés par l'alcoolisme mondain : en particulier les hommes entre 40 et 60 ans.
  • L'alcoolisme mondain est la preuve que l'alcoolisme ne touche pas forcément que les classes sociales très modestes : si on fait souvent l'amalgame entre la désinsertion, les sans-abris, et l'alcoolisme, on remarque que l'alcoolisme mondain touche toutes les tranches de la société.
Alcoolisme mondain

Causes de l'alcoolisme mondain

Selon une enquête menée par l'IPSOS :

  • 40 % des Français avouent qu'« il est souvent difficile de refuser de boire quand on est invité ».
  • 1 sur 4 déclare « boire pour faire comme les autres ».

La première cause de l'alcoolisme mondain serait donc la volonté de s'insérer socialement.

La deuxième cause est tout simplement le plaisir de boire. Là encore, on ne parle pas de quantité démesurée, mais plutôt du plaisir d'apprécier tous les soirs un bon verre de vin ou autre.

À noter : il faut être prudent, l'alcoolisme mondain peut également venir d'un mal-être plus profond. Cette forme d'alcoolisme peut alors n'être qu'une « étape » vers un alcoolisme chronique plus sévère.

Diagnostiquer l'alcoolisme mondain

Attention, boire un verre de vin quotidiennement ne signifie pas forcément que vous être alcoolique mondain !

Pour vérifier votre dépendance à l'alcool, essayez de vous passer de celui-ci pendant quelques jours et analysez votre réaction.

  • Si un sentiment de manque vous envahit, la dépendance physique est avérée et il faut consulter.
  • Si aucun manque ne s'est fait sentir, tentez quand même de limiter au maximum votre consommation d'alcool. La dépendance n'est peut-être pas encore installée, mais elle peut très vite apparaître.

Comme les quantités d'alcool ingérées ne sont pas démesurées, les symptômes physiques sont faibles et il est donc difficile de repérer un alcoolique mondain. Mais en général, ce dernier a tendance à multiplier les occasions de boire et trouve toujours « une bonne excuse » pour boire un dernier verre entre amis.

Attention : même si l'alcoolisme mondain est une forme plus nuancée de l'alcoolisme chronique, les dégâts sur la santé sont les mêmes.

Que faire en cas d'alcoolisme mondain ?

Si vous avez essayé de ne pas consommer d'alcool pendant quelques jours et qu'un sentiment de manque s'est fait sentir, il est important de consulter très rapidement.

Alcoolisme mondain modéré

En effet, même si vous n'êtes pas dépendant à une quantité d'alcool importante, vous restez dépendant. Il vous faudra suivre un traitement identique à celui d'un alcoolique chronique (dans des proportions adaptées).

  • Pour information, votre médecin vous prescrira très certainement des tranquillisants pour atténuer la sensation de manque, ainsi qu'une cure vitaminée pour compenser les carences entraînées par l'alcool. Il sera également important d'envisager un suivi psychologique.

Attention : la prise de benzodiazépine (tranquillisant) ne doit pas excéder 1 mois. Au-delà, un risque d'accoutumance existe.

Alcoolisme mondain avancé

Si votre alcoolisme mondain approche ou dépasse le seuil de toxicité (deux verres quotidiens), un sevrage en clinique pourra être envisagé. Cependant, n'étant pas considérés comme de « grands alcooliques », les alcooliques mondains n'ont souvent pas accès à la prise en charge par un service d'alcoologie à l'hôpital. Il faudra donc se tourner vers des cliniques privées qui, malheureusement, ont un coût conséquent.

À noter : bien souvent, les complémentaires santé prennent en charge ce genre de cure, lorsqu'elles sont prescrites par le médecin traitant. De plus, le sevrage se fait en 10 jours, ce qui limite le coût.


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