Prévention alcoolisme

Écrit par les experts Ooreka

Quels sont les moyens de prévention pour soi-même ? Quels sont les moyens de prévention mis en place par les pouvoirs publics ? On vous dit tout.

L'alcool est responsable de près de 50 000 décès par an. Pour faire baisser au maximum ce terrible chiffre, les services publics mettent régulièrement en place des campagnes de prévention de l'alcoolisme et renforcent continuellement la législation.

Prévention alcoolisme : savoir s'arrêter à temps

On ne le soulignera jamais assez : l'alcool est mauvais pour la santé. C'est pourquoi il est important de savoir contrôler et modérer sa consommation.

Pour cela, les services de santé publique ont établi des seuils qui délimitent une consommation dite « normale » d'une consommation à risque. Pour limiter les effets nocifs sur la santé, voici les recommandations :

  • Pas plus de 2 verres d'alcool en moyenne par jour pour les femmes.
  • Pas plus de 3 verres d'alcool en moyenne par jour pour les hommes.
  • Pour les consommations occasionnelles, ne consommez pas plus de 4 verres d'alcool au cours d'une même occasion.
  • Respectez au moins un jour sans alcool par semaine.

Attention : ces seuils ne sont bien évidemment pas des niveaux de consommation à atteindre mais des maxima qu'il ne faut pas dépasser.

Connaître les seuils au-delà desquels l'alcool est dangereux pour la santé est la première étape de la prévention contre l'alcoolisme.

Prévention alcoolisme : protéger les personnes à risque

Certaines personnes sont plus vulnérables que d'autres face à l'alcool. C'est notamment le cas des jeunes et des femmes enceintes. Pour protéger au mieux ces populations dites « à risque », les pouvoirs publics ont mis en place un certain nombre de restrictions légales.

Pour les femmes enceintes

Depuis le 3 octobre 2007, un pictogramme d'information est obligatoire sur toutes les boissons alcoolisées. Ce pictogramme représente une femme enceinte en train de boire, cerclée et barrée d'un trait rouge.

Suite à une plainte de l'association Esper sur le manque d'information des femmes enceintes vis-à-vis de l'alcool, Xavier Bertrand, ministre de la santé à cette époque, lance une grande campagne de prévention appelée « Zéro alcool pendant la grossesse ».

Cette campagne avait comme but principal de réduire le nombre de victimes du syndrome d'alcoolisation fœtale (SAF) : chaque année, entre 700 et 2 000 enfants en sont victimes.

Pour les jeunes

Des chiffres inquiétants ont alerté les pouvoirs publics sur la consommation d'alcool des jeunes :

  • 59 % des jeunes de 11 ans ont déjà bu de l'alcool ;
  • 60 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir déjà été ivres ;
  • une augmentation de 50 % des hospitalisations pour ivresse de jeunes de moins de 15 ans, entre 2004 et 2007.

Pour tenter de faire baisser au plus vite ces chiffres alarmants, le gouvernement a mis en place la loi du 21 juillet 2009 portant à 18 ans la limite d'interdiction des ventes d'alcool. Auparavant, la limite d'âge était fixée à 16 ans. Même si des dérives existent, la plupart des établissements appliquent la loi, limitant ainsi l'achat d'alcool par les mineurs.

Toute personne qui vend de l'alcool doit exiger une carte d'identité en cas de doute sur l'âge du consommateur, en vertu de l'article L3342-1 du Code de la santé publique. Depuis la loi Santé du 26 janvier 2016, il s'agit d'une obligation.

Une affiche rappelant les dispositions relatives à la protection des mineurs doit être apposée dans les débits de boissons. Les modalités de cet affichage ont été précisée par un arrêté du 17 octobre 2016.

Aussi, de plus en plus d'associations interviennent dans les établissements scolaires, dès le collège, pour prévenir les jeunes des risques de l'alcool.

Par ailleurs, depuis la loi Santé du 26 janvier 2016,il est interdit de vendre ou offrir à un mineur un produit incitant directement à la consommation excessive d'alcool. La liste des objets concernés figure dans un décret du 6 octobre 2016 : « les jeux, vêtements, accessoires de mode, éléments décoratifs, ustensiles et accessoires pour appareils électroniques dont la présentation, le logo, la dénomination ou le slogan incite directement à la consommation excessive d'alcool par un mineur». La vente de tels produits à des mineurs est sanctionnée pénalement par un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

Prévention alcoolisme : l'information avant tout

Pour une information collective et pour faire de la prévention auprès de tous les publics, il existe des services spécialisés :

  • dans les hôpitaux ;
  • dans les cliniques ;
  • dans les centres de jeunesse ;
  • dans les écoles, etc.

Toujours dans un but d'information et de prévention, le gouvernement met régulièrement en place des campagnes publicitaires, notamment sur les dangers de l'alcool au volant. Il a également créé un site internet www.alcoolinfoservice.fr, et mis en place un numéro d'écoute gratuit, le 3224.

Il existe aussi de nombreuses associations, comme l'association nationale de prévention en alcoologie (ANPAA) qui intervient auprès de tous les types de publics, grâce à des bénévoles, des anciens alcooliques et des spécialistes en alcoologie et addictologie.

Prévention alcoolisme et législation

Pour permettre de prévenir au maximum des risques et des dangers de l'alcool, la législation française se fait de plus en plus sévère. Parmi ces différentes lois, on trouve notamment :

  • des lois en matière de vente dans les débits de boissons ;
  • des règles en matière d'affichage dans les débits de boisson et sur les sites internet;
  • des règles obligatoires en matière de marquage sur les boissons alcooliques (exemple : avertissement pour les femmes enceintes) ;
  • des interdictions de diffuser des publicités pour la vente d'alcool ;
  • de la prévention sur les routes par des contrôles réguliers (test alcoolémie) ;
  • des sanctions en cas d'ivresse sur la voie publique ;
  • des sanctions pour les automobilistes conduisant en état d'ivresse ;
  • des sanctions en cas de consommation d'alcool sur le lieu de travail, etc.

Bon à savoir : afin d'éviter que les jeunes prennent le volant en ayant consommé de l'alcool, le taux d'alcool autorisé au volant a été revu à la baisse pour les nouveaux conducteurs. Celui-ci est passé de 0,5 g/l à 0,2 g/l au 1er juillet 2015.


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