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Combiner les traitements pour garantir le succès du sevrage.

L'alcoolisme est une maladie à part entière. Bien heureusement, celle-ci peut être soignée grâce à plusieurs traitements de l'alcoolisme. Pour maximiser ses chances de guérison, le mieux est de combiner plusieurs méthodes adaptées à son profil et à sa dépendance.

Traitement de l'alcoolisme à domicile

Attention, sevrage à domicile ne signifie pas absence de suivi médical !

Dans le cas d'un sevrage à domicile, le patient se soigne chez lui, sans aucune hospitalisation. La diminution de la consommation d'alcool se fait de manière progressive. Ce type de sevrage doit absolument être encadré par un médecin, qui vous prescrira un traitement médicamenteux adapté.

Le sevrage à domicile peut être particulièrement difficile pour l'alcoolique : une aide psychologique et un soutien familial sont indispensables.

Ce type de sevrage ne convient pas aux « très gros buveurs », aux personnes ayant déjà tenté un sevrage et aux personnes atteintes d'une maladie grave liée à l'alcool.

Hospitalisation contre l'alcoolisme

Dans de nombreux cas, l'hospitalisation est indispensable à la réussite du sevrage alcoolique. Elle dure en moyenne 4 semaines, lors desquelles le patient reçoit un traitement médicamenteux, participe à des séances de discussion collectives, est suivi par un psychologue et/ou un psychiatre.

Ce type de traitement de l'alcoolisme est particulièrement recommandé aux personnes :

  • qui ne se sentent pas capables de suivre un sevrage à domicile ;
  • qui sont seules ;
  • qui présentent un état dépressif.

Traitement de l'alcoolisme et médecine douce

D'autres méthodes plus « naturelles » peuvent également être efficaces lors d'un sevrage alcoolique. Attention, elles ne suffisent pas : elles ne sont qu'un complément à un suivi médical et psychologique.

Parmi ces traitements de médecine douce on trouve :

Ces méthodes sont avant tout un soutien psychologique. Elles permettent d'apprendre à se relaxer et à gérer les différentes réactions du corps. Additionnées au suivi médical, elles ont prouvé leur efficacité.

Étapes du traitement de l'alcoolisme

Elles varient également selon le type de patient, mais répondent globalement au même schéma d'ensemble :

  • Rendez-vous chez le médecin et orientation vers un spécialiste ou un service spécialisé.
  • Muni de son ordonnance, qui lui permet une prise en charge par l'assurance maladie, le patient peut ensuite bénéficier de soins :
    • à domicile,
    • dans un service hospitalier.
  • Le patient entame la phase de sevrage : des médicaments et une aide psychologique limitent au maximum les effets secondaires.
  • Le maintien de l'abstinence : une fois la période de sevrage passée, le patient doit s'efforcer de rester abstinent. Là encore, des médicaments et un suivi psychologique sont indispensables pendant quelque temps.
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Traitement alcoolisme : les médicaments

Les médicaments pour le traitement de l'alcoolisme agissent sur les symptômes du manque.

Les médicaments qui sont actuellement sur le marché peuvent être prescrits dans le traitement de l'alcoolisme lorsque l'addiction est très forte et/ou lorsque le médecin estime que les risques de rechute sont trop importants. Ils sont étudiés pour empêcher le patient d'avoir envie de boire de l'alcool.

Il existe plusieurs sortes de médicaments :

  • La molécule de disulfirame (de moins en moins utilisée dans le traitement de l'alcoolisme), combinée à de l'alcool, va entraîner chez le consommateur des réactions de rejet telles que :
    • nausées,
    • vomissements,
    • vertiges.
  • L'acomprosate va permettre de limiter la rechute en éliminant, ou tout au moins en amenuisant, le goût pour l'alcool et l'envie qui résulte du manque d'alcool.

Ces médicaments peuvent être combinés à des médicaments antidépresseurs et à des tranquillisants selon les cas. Sachez que l'utilisation de ces médicaments permet à plus de 30 % des patients de maintenir une abstinence totale au bout d'un an.

Alcoologue

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