Vivre avec un alcoolique

Écrit par les experts Ooreka

 

L'alcoolisme est une maladie dont il ne faut pas négliger les aspects médicaux. Ainsi, il est important de s'adresser aux bons spécialistes afin de réussir son sevrage. L'entourage tient également un rôle essentiel dans la guérison. Mais vivre avec un alcoolique n'est pas toujours évident : il est difficile de voir un proche s'enliser dans la maladie.

Vivre avec un alcoolique : savoir repérer l'alcoolisme

Cette première étape n'est pas si simple que l'on croit. Par protection, honte ou déni, l'alcoolique a tendance à se cacher pour boire et à masquer au maximum sa dépendance. Cependant, quelques signes annonciateurs peuvent vous aider à repérer un problème d'alcoolisme :

  • un changement de comportement ;
  • un manque de motivation ;
  • une baisse de dynamisme ;
  • un désintérêt total pour les choses qui d'ordinaire le préoccupent, le passionnent ;
  • une volonté d'isolement ;
  • une irritabilité, susceptibilité ou une violence inhabituelle ;
  • une tendance à se décharger des tâches quotidiennes.

L'apparition d'un ou plusieurs de ces signes doit vous alerter : ne tombez pas dans le déni. Pour votre bien ainsi que pour celui de votre proche, il faut faire face au problème.

Chacun doit donc avoir une attitude responsable et comprendre que l'alcoolisme est une maladie et que si l'on prend les dispositions nécessaires, c'est une maladie qui se soigne.

Vivre avec un alcoolique : s'informer au maximum

Si vous êtes certain de l'alcoolisme de votre proche, ou que des doutes persistent, n'hésitez pas à vous renseigner d'avantage. Une bonne information vous permettra d'adopter la meilleure des attitudes. Vous pouvez vous renseigner en :

Une fois bien renseigné, vous aurez toutes les clefs en main pour aider votre conjoint, ami, collègue ou membre de la famille.

Aider l'alcoolique avec lequel on vit

Une fois que vous avez pris conscience de l'alcoolisme d'un proche et que vous êtes bien renseigné sur la maladie, vous pouvez passer à l'action :

  1. Dialoguer : il est très important d'entamer un dialogue avec la personne alcoolique. Cependant, il faut le faire en douceur pour instaurer un climat de confiance, qui l'amènera petit à petit vers une prise de conscience.
  2. Inciter à consulter : un alcoolique très dépendant peut difficilement s'en sortir seul et de manière durable. Une intervention du corps médical est donc indispensable. Commencez par consulter le médecin traitant : il vous orientera vers des spécialistes. Si votre proche refuse, n'insistez pas mais laissez-lui les coordonnées du médecin à disposition.
  3. Encourager : c'est certainement la clé d'un bon sevrage. Les rechutes sont fréquentes et très difficiles à vivre pour l'alcoolique. L'encourager dans ses efforts et lui rappeler le chemin parcouru sont un bon moyen de motivation.

Savoir se protéger quand on vit avec un alcoolique

Pour aider au mieux votre proche et ne pas craquer, voire sombrer à votre tour dans l'alcoolisme, il est important de vous protéger, vous ainsi que votre famille.

Voici quelques conseils pour vous préserver au mieux lors de cette phase difficile :

  • Accordez-vous des moments de répit.
  • Faites des activités seul(e).
  • N'hésitez pas à vous faire aider par un professionnel : vous n'êtes pas malade, mais vous subissez l'alcoolisme de votre proche. Une aide psychologique peut être d'un grand soutien.
  • Ne laissez pas la violence s'installer : accepter la violence n'est pas un moyen d'aider l'alcoolique, bien au contraire. De plus, elle peut causer des dégâts tragiques.

Vivre avec un alcoolique : ce qu'il ne faut pas faire

Lorsque l'on vit avec un alcoolique, certaines réactions naturelles et spontanées doivent être contrôlées. En effet, votre comportement aura une influence directe sur la prise de conscience et le sevrage de votre proche. Aussi, voici quelques attitudes à refréner au maximum :

  • Culpabiliser : c'est certainement la pire des réactions. Il ne faut jamais oublier que l'alcoolisme est une maladie. On ne contrôle pas une telle dépendance. Vous n'êtes pas responsable de la situation, mais votre proche alcoolique non plus.
  • Surprotéger : on a tendance à vouloir bien faire en assistant au maximum la personne alcoolique. Cependant, cela renforce chez elle le sentiment de honte, qu'elle n'arrive à apaiser que par l'alcool.
  • Obliger : cette réaction, plus que naturelle, aura tendance à vous éloigner de votre proche. Vous n'êtes plus l'être cher, mais celui qui contraint, oblige, réprime. Évitez donc les comportements suivant : vider les bouteilles, les cacher, espionner pour prendre sur le fait, l'obliger à consulter, etc. N'oubliez jamais que la décision de se soigner doit venir de l'alcoolique.
  • Boire : pour ôter tout sentiment de culpabilité au proche alcoolique, ou tout simplement pour noyer leur peine, certains conjoints ont tendance à sombrer à leur tour dans l'alcool. Cette réaction est extrêmement toxique et dangereuse.

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